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Pourquoi sommes nous si faible face à ce sentiment si fort ?

Pourquoi sommes nous si faible face à ce sentiment si fort ?
Aurais-je un jour penser que de vivre dans l'imprécision, m'assommerais ? Le seul fait de penser à ma raison de vivre, me rend mélancolique. La vie ne m'apparaît alors comme étant dépourvue de gaieté, mon univers s'écroule et me laisse dans l'embarras constant d'une indécision constante qui me prive de libertés. Comment dans ce cas réussir à penser librement quand l'intérieure même de mes idées serait soumise à une dictature ? La censure étant à l'ordre du jour, comment exprimer dans ce cas mes considérations sans les rendrent imprécises ? Malheureusement pour moi, si je réussi à faire parvenir au monde extérieur quelques briques d'idées, celui-ci ne les comprends pas. Il en est de même pour les quelques miettes de sentiment que j'abrite en mon c½ur. Mais je ne peux rien y faire. Ainsi, je me sent comme abandonné autant par la France que par les français. Je ne sais pas si c'est le simple fait de te savoir loin de moi ou cette curieuse impression d'abandon qui me cisaille le c½ur, me broie les veines, m'oppresse les poumons. Mais une chose est certaine, tu me manques. Jamais une semaine ne m'aura jamais semblé aussi longue.

Je pense que de toutes manière, seul ton plaisir m'est essentiel et le seul fait de te voir sourire me comble d'une joie que je ne peux retranscrire.

J'ai trouvé que tes derniers écrits oppressaient trop mon âme ; la révolution qu'ils produisaient attaquait mon repos, et asservissais mes sens. Et me donnent le glacé de la mort.


Sortie faire une promenade à l'ombre de ma bibliothèque, au c½ur d'un lieu que les songeurs nomment le paradis. Je me déplace prudemment aux côtés de quelques considérations et observations passées quand, soudain, sans espoir d'orientation possible, je me perds délibérément, me détachant de tous les intérêts, délaissant divers vagues projets, diverses chimères venues dans le seul but de produire de nouvelles préoccupations. Je me déplace donc dans un espace inexploré, je ne vois plus rien, mes facultés de perceptions semblent être à jamais perdu, au rabet, exilé dans ma précédente réalité.
# Posté le jeudi 10 avril 2008 10:53
Modifié le jeudi 03 juillet 2008 13:55

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